J’aimerais mieux être un oiseau… J’suis mal dans ma peau.

J’ai le droit d’être triste
J’ai le droit d’avoir peur
J’ai le droit d’avoir mal…
Là, dedans, à l’intérieur.

Parfois il faut juste laisser sortir. « Courage, ça va aller. Garde la tête haute. Demain est un jour meilleur. Prend soin de toi. T’en fais pas… » Ces mots, entendus mille et une fois, impossible d’y croire toujours. Pourtant j’aimerais bien.

Bien sûr, je me bats, pour essayer d’atteindre l’idéal de vie que je me suis créé. Evidemment, chaque nouvelle blessure ne m’envoie pas définitivement au tapis. Se relever, il faut se relever et recommencer. Cependant, il arrive que cela prenne plus de temps que d’ordinaire.

Combien de temps me reste-t-il pour atteindre mes objectifs, avant d’en perdre l’énergie ?

Tic. Tac. Tic. J’ai l’impression que le temps est compté et cette pensée m’est insupportable. Donnez-moi le temps d’exister.
Un flot de bonnes nouvelles, d’empathie et de bienveillance m’a submergée hier. Malgré toutes les difficultés auxquelles je fais face à l’université, je garde la tête hors de l’eau – et bien plus encore. Les craintes que j’exposais il y a quelques temps se sont révélées vraies et pourtant j’ai la rage de vivre, je déplace des montagnes pour parvenir au diplôme. Jusqu’à ce que ça casse.

« Ménage toi, prends le temps de te reposer.
Tu es dans un état lamentable. »

Je sais tout ça mais comment faire ? Je n’arrive pas à faire passer la santé avant tout. Mais là… Je n’ai juste plus le choix. Un arrêt, un deuxième, dormir toute la journée, culpabiliser.

« Ne culpabilise pas, ça ne sert à rien, le plus important c’est ta santé. »
Je n’y arrive pas.

Je recommence, je fonce, la tête droit dans le mur, et je me crâme. En deux jours les effets d’une semaine de repos s’annihile. Le corps s’effrite et le mental avec. L’ascenseur émotionnel, oui, ça, je connais bien. Ma santé vacillante ? Je la vis bien. Jusqu’à un certain point. Qu’elle ne s’avise pas de me priver d’existence.

J’ai encore besoin de grandir, d’apprendre, de comprendre. Comprendre que pour aller le plus loin possible sur ce fameux chemin de la vie, il faut marcher plus lentement. Se préserver pour mieux avancer.

« Vous avez le profil de ceux qui font un burn out à quarante ans. »

Quarante ans ? Je parie que ça arrivera avant. Je la frôle du doigt, cette fameuse bombe, et je fais un bon en arrière pour en éviter la déflagration. La petite Constellation connaît ses limites et les franchit tout de même. Comment raisonner une tête de mûle ?

Je veux aller loin
Je veux aller mieux.

Je ne veux pas exploser en plein vol. Va falloir ralentir. Va falloir s’écouter. Mais pour pouvoir s’écouter, encore faut-il savoir comment se parler. Encore faut-il apprendre à s’aimer vraiment. La course contre la montre est réelle, mais la détonation est créée de mes mains.

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